Deux enfants de trois ans sont morts le 9 février 2026 au Liban : l’un à Yanouh dans une frappe israélienne, l’autre à Tripoli dans l’effondrement d’un immeuble. Et pour une fois, le Liban est uni dans une même douleur du Nord au Sud.
Benyamin Netanyahou avance sa visite à Washington pour peser sur les discussions américano-iraniennes et durcir la position de Donald Trump face à Téhéran. Au-delà du nucléaire, Israël veut inclure missiles et proxys. Pour le Liban, la pression s’accentue au Sud, avec la FINUL, la 1701 et le Hezbollah.
Le 6 février 2026, le Hezbollah accepte la démission de Wafiq Safa, figure clé de l’unité de liaison et de coordination. Ce départ inédit intervient dans une phase de restructuration interne après la guerre de 2024 et sous la direction de Naim Qassem. Hussein Abdullah lui succède, signalant un recentrage sécuritaire.
Washington renforce son déploiement dans le Golfe autour du porte-avions USS Abraham Lincoln tandis que des négociations avec Téhéran restent possibles. Entre sanctions, exigences nucléaires et pression israélienne, l’Iran avertit qu’une attaque déclencherait une guerre régionale. Le Liban redoute un embrasement via le Hezbollah. Ankara tente une médiation active aujourd’hui.
Le 29 janvier 2026, des retraités militaires ont encerclé le Parlement à Beyrouth et forcé l’ouverture de négociations, perturbant l’agenda du budget 2026. Menés par Chamel Roukoz, ils réclament une revalorisation de 50% des pensions. Le gouvernement Nawaf Salam promet une formule d’ici fin février.
Naim Qassem a salué la visite de Nawaf Salam au Liban-Sud, la jugeant décisive pour la reconstruction, lors de l’inauguration du centre médical Liban à Hadath. Il a mis en avant l’engagement social du Hezbollah, dénoncé les pressions israélo-américaines et appelé à l’unité nationale, en évoquant aussi la catastrophe immobilière à Tripoli.
À l’approche du Ramadan 2026, les Libanais redoutent une nouvelle flambée des prix alimentaires. Malgré un ralentissement de l’inflation, le coût des denrées reste élevé, aggravé par les inondations en Akkar, la dépendance aux importations et la faiblesse des revenus. Pour les ménages précaires, le jeûne devient une épreuve.
Chaque 9 février, le Liban célèbre la Saint-Maron, fête centrale pour l’Église maronite. Héritée de l’ascétisme syrien du IVe siècle, elle honore l’ermite Maron, dont la prière et la rigueur ont inspiré un mouvement spirituel durable. De Beit Maroun aux montagnes libanaises, la tradition traverse les siècles.
À Marjayoun, Nawaf Salam appelle au retour de l’État dans le sud du Liban face aux violations israéliennes persistantes. Le Premier ministre insiste sur le rôle de l’armée, mais aussi des institutions et des services publics pour restaurer souveraineté, sécurité et confiance. Il annonce des projets d’infrastructures, soutien aux déplacés et reconstruction.
À Tyr, la Sûreté de l’État a perquisitionné un commerce de viandes congelées dans le quartier des logements populaires et saisi de grandes quantités de viandes et poissons avariés. Les produits ont été détruits, l’établissement scellé à la cire rouge et le propriétaire syrien arrêté. L’opération illustre la lutte contre les risques de santé publique.
À l’occasion de la Journée mondiale du cancer, le ministre de la Santé Rakan Nasser Al-Din a visité le Centre de cancérologie pour enfants du Liban le 4 février 2026. Il a mis en avant l’élargissement des protocoles, la hausse des achats de médicaments et les partenariats soutenant greffes et dépistage précoce.