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Revue de presse: Hormuz et le Liban au centre d’une crise régionale ouverte

La presse libanaise du 29 avril 2026 place Hormuz et le Liban au cœur d’une crise régionale ouverte. Entre tensions Washington-Téhéran, sommet du Golfe, choc énergétique, front sud-libanais et pressions sur Baabda, l’article décrypte une séquence où trêve fragile, négociations et souveraineté s’entrechoquent sous contrainte internationale et militaire majeure.

Conflit israélo-libanais : 24 heures au Sud

Les dernières vingt-quatre heures au Liban-Sud ont été marquées par une nouvelle séquence de frappes israéliennes, d’ordres d’évacuation et de tensions autour du cessez-le-feu. À Majdal Zoun, trois membres de la Défense civile ont été tués lors d’une opération de secours, tandis que deux soldats libanais ont été blessés. D’autres frappes ont touché Jwaya et Jibchit. Israël affirme, de son côté, avoir détruit deux tunnels du Hezbollah à Qantara.

Le Liban rayonne en dépit de la guerre

            Une journée d’étude sur l’enseignement de la langue arabe s’est tenue le 25 avril dernier à l’Institut du...

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Geagea réclame une rencontre Aoun-Netanyahu

En proposant une rencontre entre Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu, Samir Geagea a déplacé le débat bien au-delà du cessez-le-feu. Dans le Liban d’aujourd’hui, un tel sommet ne serait pas seulement diplomatique. Il risquerait de devenir un puissant facteur de fracture intérieure, entre État, Hezbollah, camps partisans et opinion publique.

Chroniques

Au Liban, l’État taxe avant de protéger

La crise fiscale libanaise ne se résume pas à une hausse de taxe ou à un report salarial. Elle révèle une méthode: l’État prélève vite, mais protège tard. La taxe sur l’essence, la TVA à 12 %, les droits sur les conteneurs et les salaires publics promis dessinent une même fracture de confiance. Dans un pays en guerre et sans filets sociaux solides, taxer sans amortir devient un risque politique majeur.

Jeddah, sommet de la peur énergétique

Le sommet de Jeddah marque un tournant pour les pays du Golfe, confrontés à une crise qui menace leurs infrastructures, leurs exportations et leur image de stabilité. Entre le détroit de Hormuz, les attaques contre des sites énergétiques, l’arrêt du gaz qatari et le retrait émirati de l’OPEP, la sécurité régionale devient aussi une question de prix, de routes maritimes et de survie économique.

Émirats-Opep : Riyad face à l’isolement

La sortie des Émirats de l’Opep ne relève pas seulement d’un calcul pétrolier. Elle révèle une crise plus profonde avec l’Arabie saoudite, dont le leadership régional est désormais contesté par Abou Dhabi et contourné par Israël. Entre le Somaliland, la coopération militaire israélo-émiratie et la volonté d’Israël de bâtir une architecture régionale sans attendre Riyad, le verrou reste la question palestinienne. L’Arabie saoudite conditionne toujours la normalisation à la création d’un État palestinien.

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Dôme de fer aux Émirats : un seuil franchi

Israël aurait déployé le Dôme de fer aux Émirats arabes unis pendant la guerre contre l’Iran, selon une révélation d’Axios. Cette coopération militaire présumée éclaire les accusations iraniennes contre Abu Dhabi, malgré les démentis émiratis sur l’usage de son territoire contre l’Iran. Elle fragilise aussi la position des Émirats sur la question palestinienne et nourrit la réserve saoudienne face à un axe israélo-émirati perçu comme politiquement coûteux.

Nétanyahou traité pour un cancer

La chaîne publique israélienne Kan affirme que le rapport médical annuel de Benyamin Nétanyahou révèle une intervention liée à un cancer de la prostate sans métastases, suivie de radiothérapies récentes. Le premier ministre israélien assure être en bonne santé et explique avoir demandé le report de la publication du rapport de deux mois en raison du contexte de guerre. L’annonce relance le débat sur la transparence médicale des dirigeants en exercice.

L’Iran taxe le passage maritime et défie Washington

L’Iran affirme avoir perçu les premières recettes liées au passage dans le détroit d’Ormuz. Cette décision transforme le couloir énergétique en outil de pression contre Washington. Entre blocus maritime américain, menace de mines, hausse du pétrole, médiation pakistanaise et risque pour les chaînes d’approvisionnement, Téhéran cherche à prouver que la liberté de navigation a désormais un coût. Le Liban, dépendant des importations, subit aussi les effets de cette crise maritime globale.

Golfe : la trêve vacille à Ormuz

Dans le Golfe, les dernières heures ont fait basculer une trêve déjà fragile dans une phase de tension aiguë. Les tirs signalés contre des navires marchands, la reprise d’un contrôle militaire strict à Ormuz et surtout la saisie du cargo iranien Touska par les États-Unis pèsent lourdement sur la séquence diplomatique. À Islamabad, la médiation pakistanaise n’est pas officiellement morte, mais elle manque désormais d’un calendrier clair, alors que Téhéran refuse de valider une nouvelle rencontre sous pression.

Vers la fin du cessez-le-feu avec l’Iran ?

À l’approche de la fin du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, les signaux se contredisent. Le Pakistan et l’Iran affirment qu’aucune date n’est fixée pour le prochain round de négociations, ce qui fragilise l’idée d’une relance rapide du dialogue. Dans le même temps, un quotidien américain affirme que l’armée américaine se prépare à arraisonner des navires liés à l’Iran, tandis que Washington continue d’afficher son optimisme. Cette combinaison entre incertitude diplomatique et pression navale place la trêve dans ses heures les plus sensibles.