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La Turquie veut une place dans le dossier libanais

La Turquie intensifie ses contacts avec le Liban après les visites successives de Nawaf Salam et Joseph Aoun auprès de Recep Tayyip Erdogan. Ankara affiche désormais son intérêt pour la sécurité du Sud, la reconstruction et l’amélioration des relations entre Beyrouth et Damas. Cette offensive diplomatique intervient alors que sa rivalité avec Israël se durcit en Syrie. Plusieurs analyses israéliennes envisagent désormais la Turquie comme un concurrent stratégique de long terme, même si Ankara affirme vouloir éviter une confrontation militaire directe.

Analyse

La Turquie veut une place dans le dossier libanais

La Turquie intensifie ses contacts avec le Liban après les visites successives de Nawaf Salam et Joseph Aoun auprès de Recep Tayyip Erdogan. Ankara affiche désormais son intérêt pour la sécurité du Sud, la reconstruction et l’amélioration des relations entre Beyrouth et Damas. Cette offensive diplomatique intervient alors que sa rivalité avec Israël se durcit en Syrie. Plusieurs analyses israéliennes envisagent désormais la Turquie comme un concurrent stratégique de long terme, même si Ankara affirme vouloir éviter une confrontation militaire directe.

Nabih Berri revient au cœur du jeu avec Israël

Depuis l’élection de Joseph Aoun, Nabih Berri avait perdu une partie de la centralité dont il disposait traditionnellement dans les dossiers concernant Israël et Washington. La présidence et le gouvernement de Nawaf Salam avaient repris la conduite institutionnelle des négociations. La question des armes du Hezbollah modifie désormais l’équation. En proposant un retrait israélien suivi du déploiement immédiat de l’armée et de son monopole des armes au sud du Litani, Berri retrouve une fonction difficile à remplacer. Son retour se heurte toutefois au refus israélien de se retirer avant le désarmement du Hezbollah, à quelques semaines des élections du 27 octobre.

Sud-Liban : la formule Berri peut-elle débloquer le retrait ?

Nabih Berri propose une séquence précise pour tenter de débloquer le Sud-Liban : arrêt des opérations israéliennes, retrait jusqu’à la frontière internationale, puis déploiement immédiat de l’armée libanaise, qui deviendrait la seule force armée au sud du Litani. Cette formule place Donald Trump et Washington au centre de l’équation. Elle se heurte cependant au refus de plusieurs ministres israéliens d’envisager un retrait avant le désarmement du Hezbollah, alors que les élections du 27 octobre favorisent la surenchère sécuritaire en Israël.

Missiles et drones : les nouvelles routes d’armes régionales

Des sources irakiennes font état d’un réseau présumé de transfert de missiles et de drones depuis l’Iran vers l’Irak, avec de possibles prolongements vers la Syrie et le Liban. Abbas Hussein Ali est présenté par ces sources comme l’un de ses responsables, sans que ces accusations puissent être considérées comme judiciairement établies. L’affaire révèle surtout un problème régional plus vaste : la souveraineté dépend désormais autant du contrôle des armes que de celui des frontières qu’elles traversent.

Politique

Nawaf Salam face aux 57 griefs de l’opposition

Gebran Bassil réclame une séance publique de contrôle du gouvernement de Nawaf Salam autour d’un dossier de 57 points. Au-delà des réformes, le président du Courant patriotique libre veut obtenir des réponses précises sur la guerre, les armes et les documents liés aux arrangements sécuritaires. L’offensive rappelle la séance de juillet 2025, lorsque Bassil avait demandé un vote de confiance et vu 69 députés soutenir le gouvernement. Cette fois, l’épreuve portera aussi sur la capacité de l’opposition à élargir ses rangs.

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Eaux usées : l’histoire d’un système libanais inachevé

Le chiffre du 19 août 2026 — 35 stations en fonctionnement sur environ une centaine, dont certaines seulement partiellement — ne mesure donc pas seulement une panne. Il mesure l’écart accumulé depuis l’après-guerre entre la politique de construction des infrastructures et celle, beaucoup moins visible, de leur exploitation. Les projets désormais annoncés devront être évalués sur cette différence : non pas combien de stations le Liban possède, mais combien de mètres cubes d’eaux usées sont réellement collectés, épurés au niveau prévu et rejetés sans transférer leur coût sanitaire et environnemental aux rivières et à la Méditerranée.

L’évolution de l’église Melkite au Liban à travers les siècles

De l’Antioche apostolique aux réformes du XXe siècle, l’Église melkite au Liban a traversé empires, croisades, schisme de 1724 et modernisation conciliaire. Fidèle au rite byzantin en arabe, elle incarne un pont entre Orient et Rome. Un récit historique documenté, entre résilience communautaire et rôle national.

Éclipse solaire : le Liban ne verra rien le 12 août

L’éclipse solaire totale du mercredi 12 août 2026 ne sera pas visible depuis le Liban, pas même sous forme partielle. La bande de totalité traversera les régions arctiques, le Groenland, l’Islande, l’Atlantique et une partie de l’Espagne, tandis qu’une grande partie de l’Europe observera une éclipse partielle. Beyrouth et l’ensemble du territoire libanais resteront hors de la pénombre lunaire. Les observateurs libanais devront attendre le 2 août 2027 pour voir directement une nouvelle éclipse solaire.

Cancer au Liban : une hausse devenue alarmante

Le Liban fait face à une progression durable du cancer qui dépasse désormais la seule capacité des services d’oncologie. Les estimations internationales font état de 13 034 nouveaux cas et 7 307 décès en 2022, tandis que 33 576 personnes vivaient avec un diagnostic posé au cours des cinq années précédentes. Le cancer du sein, du poumon, de la prostate, colorectal et de la vessie figurent parmi les principales localisations. À cette hausse s’ajoutent le coût des médicaments, les inégalités d’accès aux soins et les insuffisances du dépistage.