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Shibani reste à Beyrouth : le compromis des six mois

Mohammad Reza Shibani peut finalement rester six mois supplémentaires au Liban, sans retrouver son statut d’ambassadeur iranien. La solution adoptée par la Sûreté générale évite son départ immédiat et une confrontation avec Téhéran. Mais les versions publiées le 25 août 2026 divergent sur la chaîne de décision. Al Akhbar met en avant le rôle de Hassan Choucair et un compromis politique, tandis qu’Annahar et Asharq Al-Awsat soulignent que le ministère des Affaires étrangères n’aurait pas été associé de la même manière.

Analyse

Shibani reste à Beyrouth : le compromis des six mois

Mohammad Reza Shibani peut finalement rester six mois supplémentaires au Liban, sans retrouver son statut d’ambassadeur iranien. La solution adoptée par la Sûreté générale évite son départ immédiat et une confrontation avec Téhéran. Mais les versions publiées le 25 août 2026 divergent sur la chaîne de décision. Al Akhbar met en avant le rôle de Hassan Choucair et un compromis politique, tandis qu’Annahar et Asharq Al-Awsat soulignent que le ministère des Affaires étrangères n’aurait pas été associé de la même manière.

Après la FINUL, faut-il une nouvelle résolution ?

La fin programmée de la FINUL ouvre une question qui dépasse largement le maintien de soldats étrangers au Liban-Sud. Une mission européenne ou une coalition multinationale pourrait juridiquement être déployée à la demande de Beyrouth sans nouvelle résolution du Conseil de sécurité. Mais elle ne récupérerait pas automatiquement les fonctions de vérification, de liaison et de légitimité internationale exercées aujourd’hui sous le mandat de la résolution 1701. Le véritable enjeu porte donc sur le mandat qui gouvernera l’après-FINUL.

La Turquie veut une place dans le dossier libanais

La Turquie intensifie ses contacts avec le Liban après les visites successives de Nawaf Salam et Joseph Aoun auprès de Recep Tayyip Erdogan. Ankara affiche désormais son intérêt pour la sécurité du Sud, la reconstruction et l’amélioration des relations entre Beyrouth et Damas. Cette offensive diplomatique intervient alors que sa rivalité avec Israël se durcit en Syrie. Plusieurs analyses israéliennes envisagent désormais la Turquie comme un concurrent stratégique de long terme, même si Ankara affirme vouloir éviter une confrontation militaire directe.

Nabih Berri revient au cœur du jeu avec Israël

Depuis l’élection de Joseph Aoun, Nabih Berri avait perdu une partie de la centralité dont il disposait traditionnellement dans les dossiers concernant Israël et Washington. La présidence et le gouvernement de Nawaf Salam avaient repris la conduite institutionnelle des négociations. La question des armes du Hezbollah modifie désormais l’équation. En proposant un retrait israélien suivi du déploiement immédiat de l’armée et de son monopole des armes au sud du Litani, Berri retrouve une fonction difficile à remplacer. Son retour se heurte toutefois au refus israélien de se retirer avant le désarmement du Hezbollah, à quelques semaines des élections du 27 octobre.

Politique

Nawaf Salam face aux 57 griefs de l’opposition

Gebran Bassil réclame une séance publique de contrôle du gouvernement de Nawaf Salam autour d’un dossier de 57 points. Au-delà des réformes, le président du Courant patriotique libre veut obtenir des réponses précises sur la guerre, les armes et les documents liés aux arrangements sécuritaires. L’offensive rappelle la séance de juillet 2025, lorsque Bassil avait demandé un vote de confiance et vu 69 députés soutenir le gouvernement. Cette fois, l’épreuve portera aussi sur la capacité de l’opposition à élargir ses rangs.

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Liban : le retard scolaire devient une crise nationale

Plus de 250 000 élèves au Liban ont été privés d’enseignement ou fortement affectés par les déplacements, les fermetures et la transformation d’écoles en centres d’hébergement. Mais la crise dépasse largement les jours de classe perdus. Plus de la moitié des élèves de première année présenteraient des lacunes en mathématiques fondamentales, tandis que plus de huit élèves de sixième sur dix auraient des difficultés avec la division. Ces résultats, déjà visibles avant la dernière guerre, montrent que le Liban doit désormais organiser un véritable programme national de rattrapage.

Tannourine : les cèdres menacés par un incendie

Un important incendie s’est déclaré lundi 24 août aux abords de la réserve naturelle des cèdres de Tannourine, dans le caza de Batroun. Le relief escarpé complique l’intervention des secours, tandis que des équipes de la Défense civile et un hélicoptère de l’armée libanaise tentent d’empêcher les flammes d’atteindre les secteurs les plus denses de la cédraie. Un pompier a été légèrement blessé par l’explosion d’une ancienne mine. L’étendue exacte des dégâts reste encore à établir.

Liban : l’OMS alerte sur une crise sanitaire durable sous la pression du conflit

Le Liban reste l’un des principaux foyers de la...

Une Libanaise d’origine candidate à la tête de l’ONU

Ivonne A-Baki, diplomate équatorienne née de parents libanais, est candidate au poste de secrétaire général des Nations unies. Présentée par les Tonga, l’ancienne ambassadrice de l’Équateur aux États-Unis et au Qatar revendique ses racines libanaises et son parcours entre l’Amérique latine et le Moyen-Orient. Elle met également en avant son rôle dans le rapprochement entre l’Équateur et le Pérou après leur guerre frontalière de 1995. Huit candidats sont désormais en lice pour succéder à António Guterres.

Mémoire : HP alerte sur une pénurie sans précédent

HP avertit que la pénurie mondiale de mémoire atteint un niveau sans précédent et que les prix devraient continuer à progresser. La crise touche aussi bien la DRAM utilisée comme mémoire vive que la NAND des SSD. Son origine se trouve notamment dans l’explosion des besoins des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Les fabricants privilégient désormais les composants à forte marge destinés aux serveurs, réduisant les capacités disponibles pour les ordinateurs et l’électronique grand public.