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14 août 2006 : la guerre s’arrête, la 1701 commence

 À 8 heures le 14 août 2006, la cessation des hostilités prévue par la résolution 1701 met fin à trente-trois jours de guerre entre Israël et le Hezbollah. Mais le nouveau cadre sécuritaire n’est jamais appliqué sans violations. Les survols israéliens de l’espace aérien libanais se poursuivent après le cessez-le-feu et deviennent un contentieux permanent, tandis que le Hezbollah conserve puis renforce son arsenal. Pendant près de dix-huit ans, la résolution permet surtout d’éviter une nouvelle guerre générale sans régler les causes fondamentales du conflit.

Revue de presse : le Sud-Liban entre pression militaire israélienne, médiation américaine et tensions au sommet de l’État

Le Sud au cœur d’un bras de fer sur le retrait israélien La situation au Sud-Liban domine largement la presse...

Négociations Liban-Israël : la reprise menacée

La huitième ronde de négociations entre le Liban et Israël, envisagée pour le début de septembre 2026 sous médiation américaine, est désormais entourée d’incertitude. Après l’échec de la réunion de Rome à obtenir un nouveau retrait israélien et la poursuite des bombardements dans le Sud, Beyrouth réclame trois mesures avant de retourner à la table : l’arrêt des opérations militaires, la fin des destructions et la création d’une nouvelle zone pilote à Bint Jbeil ou Khiam.

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Politique

Liban : Salam resserre les rangs du gouvernement

Nawaf Salam a consacré une partie importante du Conseil des ministres du 13 août 2026 à la controverse née autour du ministre de la Défense et de la loi d’amnistie générale. Le premier ministre a démenti avoir empêché le ministre de participer à une séance parlementaire et assuré que l’avis de l’armée avait bien été transmis aux députés. En réaffirmant que le Liban avait « un seul gouvernement, et non vingt-quatre », il a cherché à imposer le principe de solidarité gouvernementale tout en évitant une rupture ouverte au sein de son cabinet.

Chroniques

Israël-Iran : les doutes grandissants de la CIA

La faible confiance accordée par la CIA à une alerte israélienne faisant état d’un projet iranien contre Donald Trump relance à Washington un débat bien plus large. Depuis 2025, les services américains ont divergé à plusieurs reprises de certaines appréciations israéliennes sur le programme nucléaire iranien, les dégâts provoqués par les bombardements et les chances d’un changement de régime. Ces désaccords alimentent aussi les accusations selon lesquelles Benjamin Netanyahu aurait exercé une influence excessive sur la décision de Donald Trump d’engager les États-Unis dans la guerre contre l’Iran.

Iran : les États-Unis auraient perdu 45 Reaper

L’armée américaine aurait perdu 45 drones MQ-9 Reaper depuis le début de la guerre contre l’Iran, soit environ un quart de son parc disponible avant le conflit. Si le Pentagone n’a pas publié de bilan détaillé confirmant chaque perte, plusieurs responsables américains font état d’une attrition sans précédent pour cet appareil emblématique. La facture peut dépasser le milliard de dollars, mais l’enjeu principal est ailleurs : Washington doit désormais déterminer combien de temps il peut soutenir ce rythme de pertes alors que le Reaper reste essentiel aux missions de renseignement, de surveillance et de frappe.

Au Sud-Liban, Israël déracine les vies avec les oliviers

Au Sud-Liban, la destruction des oliveraies révèle une dimension durable de la guerre. Environ 54 000 hectares de terres agricoles ont été affectés à l’échelle du pays, tandis que 47 000 oliviers avaient déjà été recensés comme détruits dès les premiers mois du conflit. Dans le Sud, qui fournit autour de 40 % des olives libanaises, les dégâts touchent aussi les pressoirs, les coopératives, les pépinières et les réseaux d’eau. Pour les familles déplacées, reconstruire une maison ne suffira pas si la terre qui assurait leur revenu reste détruite ou inaccessible.

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Campagne mondiale de parrainage des orphelins de Gaza :Life for Relief and Development intensifie ses efforts pour apporter un soutien humanitaire urgent à des...

Dans une initiative sans précédent, Life for Relief and Development a lancé une campagne humanitaire mondiale visant à trouver des parrains...

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Cisjordanie : les colons défient l’État israélien

À Qusra, en Cisjordanie occupée, quelques dizaines de colons israéliens ont réussi à assiéger pendant plusieurs jours des maisons palestiniennes et à résister à une intervention de l’armée. L’incident dépasse largement ce village situé au sud de Naplouse. Il révèle l’influence croissante du mouvement des colons sur le territoire, l’administration et la politique israélienne. Signe d’un malaise nouveau à Washington, l’ambassadeur américain Mike Huckabee, défenseur historique des colonies et soutien particulièrement solide d’Israël, est allé jusqu’à qualifier les auteurs du siège de « terroristes ».

Israël : le virage spectaculaire de Mike Huckabee

Mike Huckabee, ambassadeur américain en Israël et soutien historique de la droite israélienne, a qualifié d’« acte de terreur » le siège de familles palestiniennes par des colons à Qusra, en Cisjordanie occupée. Son changement de ton intervient après une succession de désaccords entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu sur l’Iran, Gaza et le Liban. L’alliance stratégique reste solide, mais Washington manifeste désormais beaucoup plus ouvertement ses limites face aux choix du gouvernement israélien.

Sanctions contre la CPI : Trump attaqué en justice

Quatre organisations de défense des droits humains ont saisi le 11 août 2026 un tribunal fédéral de New York pour contester les sanctions imposées par l’administration Trump contre la Cour pénale internationale et ses partenaires. Elles accusent Donald Trump d’avoir utilisé une « pseudo-urgence nationale » pour déclencher des pouvoirs économiques exceptionnels et affirment que le dispositif viole les Premier et Cinquième amendements. La plainte détaille également les conséquences des sanctions sur la représentation des victimes, les recherches sur les crimes internationaux et la coopération avec des responsables de la CPI.

Iran : le Mossad sanctionne l’échec du renversement

Le Mossad a retiré de leurs fonctions deux hauts responsables associés au plan israélien destiné à provoquer la chute du régime iranien pendant la guerre de 2026. Le chef de la direction du renseignement et celui de la division Iran avaient participé à un projet combinant frappes aériennes, mobilisation de groupes kurdes et déclenchement d’une insurrection intérieure. Le régime ayant survécu, les évictions ouvrent désormais en Israël une bataille sur les responsabilités, qui atteint Roman Gofman et Benjamin Netanyahu.

Trump cherche une sortie de guerre avec l’Iran

Donald Trump privilégie désormais une sortie négociée de la guerre avec l’Iran, centrée sur la réouverture du détroit d’Ormuz et la stabilisation du Golfe. Cette évolution inquiète Israël, qui craint qu’un arrêt des opérations ne permette à Téhéran de reconstituer ses capacités nucléaires et balistiques. Benjamin Netanyahu maintient donc l’option de nouvelles frappes, tandis que Washington cherche à empêcher une opération israélienne susceptible de faire échouer les négociations avec l’Iran.