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Liban : Ormuz peut faire tomber la trêve

Le risque majeur pour le Liban n’est pas seulement une hausse du pétrole si la crise d’Ormuz s’aggrave. Le danger principal est la rupture de la trêve sur le front libanais. Le cessez-le-feu en vigueur reste court, fragile et dépendant d’un équilibre régional entre Washington, Téhéran et Israël. Si cet équilibre casse, le Sud-Liban pourrait redevenir un terrain de pression militaire, avec des déplacés replongés dans l’attente, une reconstruction stoppée et un État libanais toujours incapable de maîtriser seul le tempo.

Analyse

Liban : Ormuz peut faire tomber la trêve

Le risque majeur pour le Liban n’est pas seulement une hausse du pétrole si la crise d’Ormuz s’aggrave. Le danger principal est la rupture de la trêve sur le front libanais. Le cessez-le-feu en vigueur reste court, fragile et dépendant d’un équilibre régional entre Washington, Téhéran et Israël. Si cet équilibre casse, le Sud-Liban pourrait redevenir un terrain de pression militaire, avec des déplacés replongés dans l’attente, une reconstruction stoppée et un État libanais toujours incapable de maîtriser seul le tempo.

Liban, Ormuz, Washington, Téhéran : pourquoi la trêve dépasse déjà le front libanais

La trêve entrée en vigueur au Liban dépasse déjà le seul front sud. Entre Washington, Téhéran, Israël et le détroit d’Ormuz, l’arrêt du feu s’inscrit dans une séquence régionale plus vaste où se jouent à la fois désescalade, rapport de force diplomatique et redéfinition partielle du rôle libanais dans la crise.

Pourquoi l’Europe ne parle plus du Liban comme avant

L’Europe continue de regarder le Liban, mais elle ne le traite plus comme un dossier central et singulier. Entre Washington, Ormuz, sécurité maritime et crises internes, son approche est devenue plus technique, plus latérale et moins politique. Le Liban reste présent, mais dans une hiérarchie diplomatique profondément modifiée aujourd’hui.

Ormuz : quand la stratégie de blocage devient un piège — l’auto-matage iranien

En voulant faire du détroit d’Ormuz une arme stratégique contre l’Occident, l’Iran a enclenché un mécanisme de contre-blocage qui l’asphyxie lui-même. Exportations stoppées, pression économique, perte de crédibilité : la stratégie de fermeture révèle une dépendance structurelle transformant le levier géographique en piège pour Téhéran aujourd’hui durablement fragilisé.

Politique

Geagea réclame une rencontre Aoun-Netanyahu

En proposant une rencontre entre Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu, Samir Geagea a déplacé le débat bien au-delà du cessez-le-feu. Dans le Liban d’aujourd’hui, un tel sommet ne serait pas seulement diplomatique. Il risquerait de devenir un puissant facteur de fracture intérieure, entre État, Hezbollah, camps partisans et opinion publique.

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Hôpitaux, sécurité sociale, aides d’urgence : l’économie de la survie a déjà remplacé l’économie normale

Au Liban, l’économie normale a cédé la place à une économie de survie. Hôpitaux, sécurité sociale, centres d’hébergement, carburant et aides locales absorbent l’essentiel de l’argent public pour empêcher un effondrement plus large. Le pays ne finance plus le développement, mais le maintien minimal des soins, des secours et du quotidien.

Retourner ou attendre encore : les familles libanaises face au choix le plus difficile

Au Liban, la trêve ne suffit pas à rendre le retour évident. Les familles déplacées hésitent entre rentrer dans des maisons parfois abîmées, sans garanties de sécurité ni de services, ou prolonger un exil intérieur épuisant. Entre routes incertaines, enfants, fatigue et peur, chaque retour devient un calcul intime cruel.

Ils reviennent voir ce qu’il reste : le retour prudent des familles dans les zones touchées

Le cessez-le-feu n’a pas ramené la normalité, seulement la possibilité de revenir voir. Dans les zones touchées, des familles libanaises rouvrent leurs portes, évaluent les dégâts, récupèrent quelques affaires et mesurent ce qui reste habitable. Le vrai retour commence par le doute, les routes coupées, les maisons et l’incertitude persistante.

Le Liban déplacé : comment la guerre a changé la vie quotidienne

Au Liban, le déplacement massif ne relève plus seulement de l’urgence humanitaire. Il redessine la vie quotidienne, l’école, le logement, les budgets familiaux et les solidarités locales. Entre centres d’hébergement, cohabitations forcées et invisibilisation des déplacés hors statistiques, la guerre transforme durablement la manière d’habiter, d’étudier, de soigner et de survivre.

L’OMS alerte sur l’épuisement des stocks médicaux au Liban

L’Organisation mondiale de la santé alerte sur l’état critique du système hospitalier au Liban. Sur son site, l’institution indique que l’accès aux soins essentiels est de plus en plus menacé, que plusieurs hôpitaux ont fermé ou été endommagés, et que les stocks critiques doivent être reconstitués d’urgence pour éviter des pénuries et des interruptions de traitement. Si la formule exacte sur un manque de fournitures « dans les prochains jours » n’a pas été retrouvée telle quelle, le fond de l’alerte est bien présent dans les documents officiels de l’OMS